Tortue et Chat sauvage allèrent lutter au pays de la mère de Tortue. Tortue fixa la règle : les chèvres gagnées seraient à eux, et ce qu’ils perdraient, ils le paieraient. Chat sauvage luttait, pendant que Tortue chantait pour l’encourager ; il terrassa un homme après l’autre et gagna chèvre après chèvre. Quand Tortue voulut enfin lutter lui-même, il fut jeté à terre, puis attaché à un arbre faute de chèvre pour payer. Chat sauvage donna une de ses propres chèvres pour le libérer.
Finalement, Tortue battit un petit garçon et reçut une petite chèvre. Honteux de sa petitesse, il dit à Chat sauvage de couper une oreille de sa chèvre pour qu’ils la mangent en chemin. Chat sauvage garda sa moitié dans la joue sans l’avaler, et, à la rivière, Tortue lui versa de l’eau dans la bouche jusqu’à ce que l’oreille descende.
Tortue réclama alors l’oreille, prétendant qu’elle serait devenue un grand bélier, puis tout un troupeau. Chat sauvage refusa ; Tortue mena donc ses gens piller sa maison.
Chat sauvage alla trouver la rivière et lui raconta ce que Tortue avait fait. La rivière monta et emporta la maison de Tortue, tout ce qu’elle contenait, et Tortue avec les siens.
Une version abrégée d’un récit traditionnel.
Northcote W. Thomas, "Anthropological Report on the Ibo-speaking Peoples of Nigeria," Part III: Proverbs, Narratives, Vocabularies and Grammar (London: Harrison, 1913), Awka dialect narratives, pp. 107–117; recorded by Thomas as Government Anthropologist; text in the public domain (Internet Archive). Abridged from the English rendering in this historical collection, not independently translated from Igbo. Consulter la source