Proverbes africains sur le thème « communauté »

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Si un étranger vient loger chez toi, n'oublie pas, en déposant ses armes, qu'il a faim.
On nourrit l'invité avant de l'interroger. L'hospitalité commence par les besoins de base, avant la méfiance, la prudence ou la curiosité sur son identité.
Les mains se lavent l'une l'autre.
Une main ne peut pas être tout à fait propre toute seule ; il lui faut l'autre. Une vraie communauté vit d'échanges entre les gens, pas de dons qui vont toujours dans le même sens.
Le malheur de ton voisin aujourd'hui pourrait être le tien demain.
Le malheur qui frappe un voisin aujourd'hui peut vous frapper demain. Le proverbe met en garde contre la moquerie devant le malheur d'autrui et invite à l'aider, car les situations changent.
Sois comme la bouche et la main : quand la main est blessée, la bouche souffle dessus ; quand la bouche est blessée, la main la frotte.
Quand la main a mal, la bouche souffle dessus ; quand la bouche a mal, la main la frotte. Le proverbe en fait un modèle d'entente et de secours mutuel entre les gens.
Un seul doigt ne peut pas retirer les poux de la tête.
Ôter les poux d'une chevelure demande plus d'un doigt, si soigneux soit-il. Certains travaux demandent plusieurs personnes ; prétendre pouvoir les accomplir seul risque de les laisser inachevés.
La tortue est amie avec l'escargot : la carapace de l'une reste près de la coquille de l'autre.
La tortue et l'escargot n'ont presque rien en commun, sauf la carapace de l'une et la coquille de l'autre. Ce sont souvent des situations partagées, plus que la ressemblance, qui rapprochent les gens et les gardent proches.
Manger sans partager, c'est comme jurer avec sa bouche.
Manger devant des gens qui n'ont rien, sans partager, blesse autant qu'une injure. Le partage est attendu ; le refuser est une offense, pas un choix neutre.
L'enfant de ton ami est ton enfant ; si tu en prends soin, tu en profiteras.
Le proverbe considère l'enfant d'un ami comme le sien. On attend de chacun qu'il en prenne soin, et le dicton ajoute que ce soin revient à celui qui le donne.
La vache n'a pas de propriétaire.
Ce dicton est consigné sans explication. On peut y lire un rappel que nul ne garde la richesse pour toujours : une vache, comme tout bien, peut passer à quelqu'un d'autre.