Proverbes africains sur le thème « famille »

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Quand tu récoltes des problèmes, tu les partages avec ta famille.
Les ennuis, quand ils arrivent, se partagent avec la famille. Le proverbe dit que ce sont les proches qui soutiennent une personne dans l'épreuve.
Un enfant ne peut pas être puni pour les fautes de son père.
Un enfant n'a pas à répondre de ce que son père a fait. La source juge injuste de punir quelqu'un pour une affaire à laquelle il n'a pas pris part, et y voit une question de justice.
Si la fortune te sourit, partage-la avec tes proches ; les étrangers oublient vite la faveur.
La gratitude d'un étranger s'efface quand la faveur est oubliée, mais la famille se souvient, et ce qu'on partage renforce le lien. C'est un conseil pratique autant qu'un sentiment : le choix de ceux à qui l'on donne compte.
Le bananier produit ce qui le tue.
Une fois que le bananier a donné ses fruits, on coupe sa tige pour récolter le régime mûr. Le proverbe applique cette image aux parents, qui souffrent à cause des besoins de leurs enfants.
Celui qui mange avec sa mère n'aura pas à pleurer pour les restes.
L'enfant qui mange à côté de sa mère reçoit sa part et n'a pas à mendier ce qui reste au fond de la marmite. Le proverbe parle de la sécurité qu'il y a à être près de ceux qui prennent soin de vous.
Une mère tient le couteau par le tranchant.
Une mère acceptera d'être blessée plutôt que de laisser le mal atteindre ses enfants. Saisir un couteau par la lame, c'est accepter la coupure pour qu'un autre soit épargné.
Celui qui n'est pas instruit par sa mère sera instruit par le monde.
L'enfant qui n'est pas guidé à la maison sera quand même instruit, par le monde, et généralement avec moins de douceur. Cette responsabilité revient aux parents ; s'ils y renoncent, autre chose vient combler le vide.
Une maison avec des enfants ne manque jamais de bruit.
Là où vivent des enfants, il y a du bruit. Le proverbe voit dans le bruit et les désaccords d'un foyer une part naturelle de la vie commune, et sert à appeler à la paix entre ceux qui partagent une maison.
L'enfant sans mère tétera sa grand-mère.
Un enfant qui perd sa mère n'est pas laissé sans soins. Le proverbe dit que la famille élargie, ici la grand-mère, prend le relais de ce que la mère ne peut plus donner.
Ta mère vaut mieux qu'une tranche d'ugali donnée par quelqu'un d'autre.
L'hospitalité d'un autre peut être généreuse, mais elle ne vaut pas ce que donne votre propre mère. Ce qui compte, c'est la personne qui donne, pas la nourriture. Personne ne peut la remplacer.
Les enfants sont la lune claire.
Ce dicton est consigné sans explication. Il compare les enfants à une lune claire ; on peut y lire que les enfants sont la lumière et la joie d'une maison.
On guide l'enfant tant qu'il est jeune, comme on travaille la peau tant qu'elle est fraîche.
Les habitudes enseignées tôt sont celles qui durent, tout comme une peau ne se travaille que fraîche et souple. Trop attendre, et la possibilité de façonner disparaît, pour l'une comme pour l'autre.